les chemins de mémoire

Au sud de Lens, à Vimy et à Notre-Dame-de-Lorette, les paysages et des monuments impressionnants comme le Mémorial Canadien de Vimy et l’Anneau de la mémoire nous rappellent que l’histoire du monde s’est en partie jouée ici pendant la Première Guerre mondiale.

le mémorial’14-18 notre-dame-de-lorette

Au sommet de la colline de Notre-Dame-de-Lorette, dorment pour toujours les corps de 42 000 soldats français morts pendant la Première Guerre mondiale sur les fronts de l’Artois, dans les Flandres et en Belgique. La Nécropole Notre-Dame-de-Lorette est aujourd’hui le plus grand cimetière militaire français. Le lieu impose le silence.

Pour se souvenir et rendre hommage à toutes ces vies sacrifiées, l’Anneau de la mémoire rassemble depuis 2014 les noms de près de 580 000 soldats tombés sur le sol du Nord-Pas de Calais entre 1914 et 1918. Unis dans la mort, leurs noms défilent, les uns après les autres, sur ce ruban doré, par ordre alphabétique, sans distinction de nationalités. Les visiteurs longent les panneaux, à la recherche de leur nom, porté par leurs aïeux ou leurs lointains cousins. 

Au pied de la colline de Lorette, un pavillon de béton noir et de verre accueille le Centre d’Histoire du Mémorial’14-18 Notre-Dame-de-Lorette. Ici, objets, images d’archives et cartes dynamiques permettent de comprendre comment s’est déroulé le conflit dans le Nord-Pas de Calais, quelles furent les conditions de vie des hommes au front ou à l’arrière, dans les tranchées ou sous l’occupation, et pendant la reconstruction.

Mémorial’14-18 Notre-Dame-de-Lorette
Ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 13h et de 14h à 17h sauf le dimanche matin
102 rue Pasteur à Souchez
03 21 74 83 15
www.memorial1418.com

le mémorial canadien de vimy

Savez-vous pourquoi le Mémorial canadien de Vimy se trouve sur les billets de 20 dollars canadiens ? Parce que la nation canadienne a été fondée ici, en avril 1917, après la bataille de la crête de Vimy !

100 ans plus tard, ils sont des milliers à traverser l’Atlantique chaque année pour venir marcher sur les traces de leurs ancêtres qui ont perdu la vie chez nous. D’ailleurs chez nous, c’est aussi chez eux : la terre sur laquelle le Mémorial canadien a été construit a été offerte après la guerre par la France au Canada en guise de remerciement. A Loos-en-Gohelle, le Mémorial de la Cote 70 est lui aussi érigé sur un territoire canadien.

Le Mémorial Canadien surplombe la plaine de Lens et quand on s’y trouve, on comprend à quel point le lieu était stratégique. Il règne ici un calme, un apaisement en rupture totale avec les événements qui se sont déroulés ici il y a plus de 100 ans : un million d’éclats d’obus, des milliers de morts que nous rappellent les noms inscrits sur la base du monument. Les deux colonnes de pierre blanche symbolisent la France et le Canada de part et d’autre de l’océan, remplacé ici par le ciel bleu. La Mère Canada, très émouvante, pleure ses morts face au paysage. A l’horizon, deux triangles noirs se détachent : les terrils de Loos-en-Gohelle.

A quelques centaines de mètres du monument canadien, le Centre d’accueil propose la visite des souterrains et des tranchées reconstituées, permettant d’imaginer les conditions dans lesquelles se sont déroulés les combats, sans vraiment se rendre tout à fait compte de l’horreur que les soldats ont vécue. A Vimy, au monument, dans les tranchées ou les souterrains, les visites sont guidées par des étudiants canadiens, en France pour quelques mois.